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Démotivation du personnel et perte du patrimoine : Parc de Virunga et Pnkb menacés de disparition

Posted in Uncategorized par junysi sur juin 28, 2009

Le tourisme congolais accuse d’énormes manques à gagner, à cause notamment de l’insécurité persistante et de la crise constante dans la partie est du pays. Il nous revient que cette situation est identiquement vécue au Parc national Kahuzi Biega (PnKB).

Selon l’Agence de presse Associated Press relayée par une dépêche de l’Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, le Rwanda tire son épingle du jeu en reprenant en son compte des espaces touristiques. « A cause de la violence actuelle en RD Congo, le tourisme se limite en grande partie au Rwanda et en Ouganda. Plus de 12 000 touristes se rendent chaque année au Rwanda pour voir les gorilles des montagnes et payent quelque 500 dollars par personne à cet effet.

L’habitat des gorilles des montagnes est détruit par les milices et les trafiquants de bois. Ceux-ci empêchent les gardes forestiers qui ont peu de moyens financiers et qui sont mal équipés d’exercer leur métier dans la plus grande partie du parc national de Virunga », révèle une dépêche du Département d’Etat du 22 juillet 2008.

Parlant de la dégradation généralisée de la situation au Pknb, le Magazine de communication environnementale publié par l’Institut congolais pour la conservation de la nature, Iccn déplore notamment ce qui suit : « Depuis un temps, certaines personnes se complaisent à détruire les ressources naturelles du Pknb en toute quiétude en se moquant de l’autorité de l’Etat comme si celui-ci n’existait pas. (…)

Le Pnkb est le premier en RD Congo à se doter d’un plan de gestion. C’est en 2000 avec l’appui important de la Gtz que ce parc a produit son premier document de plan de gestion. Malheureusement, celui-ci ne sera pas mis en application suite aux guerres à répétition dans la région », relève le Magazine en page 6et 9.

Conflits armés, pauvreté de la population environnante et gestion hasardeuse du secteur touristique : Trois fléaux pour un effet semblable.

Au moment où se défigurent le parc de Virunga et le Pknb, des voix s’élèvent et appellent des partenaires à s’impliquer pour sauver le secteur. C’est le cas de l’Unesco, la Gtz et la Mission onusienne au Congo (Monuc).

« Les Forces de la Monuc viennent finalement de décider de s’impliquer dans la sauvegarde des ressources naturelles du Pnkb. Sur interpellation de l’Unesco (…) désormais une activité conjointe est organisée hebdomadairement par des éléments de la Monuc et les gardes du Parc national Kahuzi Biega », précise le Magazine.

La question qui se pose face au processus de déchéance est notamment celle de savoir quelle étendue temporelle la persistance des mêmes causes engendreront des effets similaires. Car la pauvreté des populations locales pousse ces dernières à un mode de vie fait de la cueillette et du ramassage. D’où, le déboisement. Pour accéder à l’habitat, des particuliers occupent anarchiquement des terrains. La gestion hasardeuse du personnel y compris le mépris des retraités est à la base d’une démotivation collective.

L’opiniâtreté des acteurs fomenteurs de l’insécurité a suscité un brin de prise de conscience auprès des décideurs. Ceux-ci ont envisagé des pourparlers au niveau régional. « Préoccupés par l’activité des rebelles en RD Congo, les ministres du Tourisme et de l’Environnement de l’Ouganda, de la RD Congo et du Rwanda se sont engagés à protéger des réserves de faune et de flore et à développer le tourisme dans la région de Virunga. (…)

Ils ont déclaré que leurs gouvernements maintiendraient la sécurité dans les zones protégées situées de part et d’autre de leurs frontières. Outre des soldats et des gardes forestiers, des casques bleus de la mission onusienne en RD Congo se trouvent dans cette région », lit-on dans la dépêche sue évoquée. La source mentionne, par ailleurs, un besoin d’éducation pour les autochtones côtoyant la pauvreté.

« L’empiètement de la population sur l’habitat des animaux sauvages est aussi un problème auquel se heurte les responsables des réserves naturelles situées dans les pays en développement (…) Virunga est une région riche sur le plan de la diversité biologique. Avant le cycle de conflits armés, la région abritait des gorilles de montagne dont le nombre représentait la moitié de quelques 706 gorilles habitant à l’état sauvage en Afrique ».

Juny S.

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